Se reconvertir, c’est une décision qui ne se prend pas à la légère. Pourtant, le secteur de l'optique accueille chaque année des profils en reconversion, souvent motivés, souvent plus mûrs que les étudiants sortis du bac et c'est précisément ce que les employeurs apprécient.
Un métier qui a tout pour séduire les reconvertis
Avant même de parler formation, il y a une question légitime : pourquoi l'optique ?

Parce que c'est un métier rare à combiner autant de facettes. En une seule journée, un opticien-lunetier réalise des examens de vue, conseille ses clients sur des choix esthétiques, monte des verres correcteurs, gère une relation de santé sur le long terme. C'est à la fois un métier technique, commercial, et humain.
Et côté stabilité : le secteur de l'optique est l'un des rares à afficher un taux de chômage structurellement bas. La demande en soins visuels ne faiblit pas, au contraire, elle augmente avec le vieillissement de la population et l'exposition croissante aux écrans. Se reconvertir dans l'optique, c'est choisir un secteur qui recrute aujourd'hui et qui recrutera encore demain.
Le BTS Opticien-Lunetier : la voie principale
Pour exercer le métier en France, le BTS Opticien-Lunetier (BTS OL) est le diplôme requis. Il se prépare en 2 ans, et il n'y a pas de limite d'âge pour y accéder.
Le BTS OL se prépare en alternance ou en formation continue. L’alternance est souvent la voie la plus adaptée aux profils en reconversion : vous alternez entre cours en école et pratique en magasin, tout en continuant à percevoir une rémunération. La formation continue s’adresse quant à elle aux personnes accompagnées dans leur parcours de reconversion (notamment via Transitions Pro ou le CPF) un rythme différent, mais tout aussi adapté aux contraintes d’une vie professionnelle en cours.
Ce que votre parcours apporte au métier

Les reconvertis amènent au métier des compétences que les jeunes diplômés n'ont pas encore : sens du contact client, gestion du stress, expérience de la relation commerciale, maturité. Dans un métier qui mêle technique, santé et vente, c'est un vrai atout.
Beaucoup de professionnels du secteur témoignent que les alternants en reconversion sont souvent plus à l'aise en boutique dès les premières semaines, et portés par un projet de reconversion mûrement réfléchi.
Tester le métier avant de se lancer
Avant de quitter votre emploi actuel et de vous engager dans une formation, rien ne vaut une immersion concrète. Une semaine en magasin suffit souvent à confirmer (ou infirmer) un projet de reconversion. Deux dispositifs permettent d’organiser cette découverte :
La PMSMP (Période de mise en situation en milieu professionnel) : accessible aux demandeurs d’emploi et aux salariés engagés dans une démarche de réorientation, elle permet de se confronter aux conditions réelles du métier pendant 1 jour à 1 mois. Elle est prescrite par France Travail, une Mission locale ou un Conseil départemental, et ne donne lieu à aucune relation de travail avec l’entreprise d’accueil. Idéale pour découvrir le quotidien d’un magasin d’optique indépendant ou d’une grande enseigne avant de prendre votre décision.
- Le stage d’observation dans le cadre d’un accompagnement à la reconversion : prévu dans les cursus de formation continue, il permet également de valider son projet avant de s’y engager pleinement. Si vous êtes salarié(e) du privé, Transitions Pro (l’organisme habilité par l’État pour financer les reconversions professionnelles) peut vous accompagner dans cette démarche et orienter vers les dispositifs adaptés à votre situation.
Les questions pratiques à anticiper
Le financement : En alternance, votre salaire est pris en charge par l'employeur et les aides de l'État. Des dispositifs comme le CPF (Compte Personnel de Formation) peuvent également contribuer au financement de la formation.
Trouver un employeur : C'est l'étape clé. Les réseaux d'opticiens indépendants et les grandes enseignes recrutent régulièrement des alternants, y compris des profils matures. Une candidature qui met en avant votre parcours antérieur fait souvent la différence.
Le niveau requis : Le BTS OL demande des bases en sciences (physique, biologie). Si vous en êtes loin, quelques mois de remise à niveau peuvent être utiles avant de vous lancer.
Par où commencer ?
- Renseignez-vous sur les écoles qui proposent le BTS OL en alternance près de chez vous → notre carte des formations
- Contactez des opticiens de votre secteur pour sonder les opportunités d'alternance
- Consultez nos opticiens ambassadeurs
